Podemos, entre Gramsci et Hillary – Rencontre avec Christophe Barret

Rencontre avec Christophe Barret, historien et auteur de l’ouvrage Podemos, pour une autre Europe, sorti aux éditions du Cerf en novembre 2015. Au programme, les contradictions internes de la coalition Unidos Podemos, les rapports de ses composantes à l’Union Européenne et la très complexe question catalane.

LVSL – Vous êtes l’auteur du remarqué Podemos, pour une autre Europe, sorti aux éditions du Cerf en novembre 2015. Vous expliquiez, dans cet ouvrage, la façon dont le mouvement populiste Podemos a émergé sur la scène politique espagnole. Fruit d’une synergie complexe entre le mouvement des indignés, le département de sciences politiques de l’université complutense de Madrid, et d’autres mouvements sociaux, Podemos s’était donné pour objectif la fameuse « guerre éclair » censée aboutir à la prise du pouvoir. Depuis, deux élections ont eu lieu et la coalition Unidos Podemos n’a pas réussi le sorpasso (i.e dépasser le PSOE), Mariano Rajoy a été réélu à la tête du gouvernement grâce à l’abstention du PSOE, et de nouvelles élections sont donc exclues. Qu’est-ce qui, selon vous, a empêché Unidos Podemos de dépasser le PSOE ?

Christophe Barret – En juin dernier, très clairement : les électeurs. Le taux de participation aux législatives

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