Saint-Just : « Premier discours sur la mort du Roi »

Élu député au mois de septembre 1792, Louis Antoine de Saint-Just est seulement âgé de 25 ans lorsqu’il prononce son premier discours à la tribune de la Convention. Le sujet de ce discours, c’est le jugement du roi. Après la prise des Tuileries le 10 août, la victoire de Valmy et la proclamation de la République le 21 septembre, les conventionnels doivent encore décider ce qu’il adviendra de la famille royale. Le jeune député de l’Aisne pose les termes du débat. Michelet note à son propos : « Ce glaive de la Montagne, il fut porté par Saint-Just. Il fallait un homme tout neuf (…). Jeune ou non, exagéré ou non, il avait eu cette puissance de donner le ton pour tout le procès. Il détermina le diapason ; on continua de chanter au ton de Saint-Just. » Moins de deux ans après ce discours emblématique, prononcé le 13 novembre 1792 et réédité par LVSL pour sa collection « Les grands textes », celui qu’on a baptisé « l’archange de la Terreur » fut guillotiné avec Robespierre sur la place de la Révolution, le 10 thermidor an II.

J’entreprends, Citoyens, de prouver que le roi peut être jugé ; que l’opinion de Morisson, qui conserve l’inviolabilité, et celle

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