Est-ce la fin du populisme de gauche ?

Les 28 et 29 juin 2019, LVSL organisait son université d’été baptisée “L’Histoire recommence”. Vous avez manqué l’événement ? Retrouvez notre huitième et dernier débat sur le thème “Est-ce la fin du populisme de gauche ?” présenté par Lenny Benbara avec Chantal Mouffe et Christophe Ventura. 

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Le changement est-il encore possible ? – Conférence d’Íñigo Errejón

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Les 28 et 29 juin 2019, LVSL organisait son université d’été baptisée “L’Histoire recommence”. Vous avez manqué l’événement ? Retrouvez notre sixième débat sur le thème “Le changement est-il encore possible ?” présenté par Lenny Benbara avec Íñigo Errejón.

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Pourquoi Antonio Gramsci nous appelle à la guerre de position

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Des soldats français chargent durant la première guerre mondiale

En temps de crise du socialisme, Antonio Gramsci invitait ses camarades de parti à réfléchir sans complaisance aux causes et aux conséquences de leurs échecs. Ne pas avoir eu « une conception propre de la vie, de l’histoire, du développement de la société humaine », écrivait-il, « voici notre faiblesse, voici la principale raison de la défaite ». Cette fragilité théorique, trahie par le fiasco politique, tenait à son sens à une ignorance des exigences de la politique moderne. Celle-ci implique le passage de la « guerre de mouvement », conquête des institutions réservée à un petit nombre d’experts, à une « guerre de position » qui engage tous les domaines de la société et une participation massive. Par Marie Lucas et Lenny Benbara.

Sensible, comme toute sa génération, aux mutations profondes entraînées par le premier conflit mondial, Gramsci choisit à dessein de faire appel à l’expérience collective de la guerre de position. Celle-ci marque la fin d’une conception technique et circonscrite de la fonction militaire. C’est désormais l’ensemble de la société qui est, bon gré ou mal gré, appelé à soutenir l’effort de guerre sur un temps long. Or il est urgent, estime Gramsci, de transposer cette évolution du domaine militaire au champ

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Le clivage gauche-droite est-il dépassé ?

Crédits photos
De gauche à droite Manuel Bompard, Chantal Mouffe et Lenny Benbara.

Vous avez manqué notre Université d’été ? Retrouvez notre débat sur l’actualité du clivage gauche-droite avec Chantal Mouffe et Manuel Bompard (LFI).

 

 

Crédits photo : ©Ulysse Guttmann-Faure pour LVSL.

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Le Mouvement Cinq Étoiles est Laclausien sans le savoir – Nello Preterossi

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Germinello Preterossi, philosophie du droit et des idées politiques.

Nello Preterossi est enseignant-chercheur en philosophie du droit et en histoire des doctrines politiques à la faculté de droit de Salerne. Il est notamment spécialiste de Carl Schmitt et d’Antonio Gramsci. Il est par ailleurs un fin observateur des dynamiques politiques italiennes.

LVSL – Avant les élections, tout le monde pensait que Berlusconi reviendrait au pouvoir. Pourquoi cela ne s’est-il pas produit ?

Nello Preterossi – Pour Berlusconi, les élections ont constitué une déception parce qu’il espérait arriver devant la Ligue. Pour la première fois, Berlusconi a échoué : il a été vidé de sa substance en tant que phénomène politique. La Ligue a conquis l’hégémonie à droite et au centre-droit. Les choses se sont passées comme si Matteo Salvini était l’héritier naturel de Berlusconi – et ce, non parce que Berlusconi l’aurait choisi, mais parce que les électeurs de droite l’ont décidé.

C’est quelque chose de nouveau pour Berlusconi : par le passé, quand il perdait, c’était de justesse. Il y a quelques années encore, il renvoyait une image énergique. Il s’en sortait grâce à ses sketchs et à ses gags. Cette fois, le  disque s’est rayé pour plusieurs  raisons.

Forza Italia a été

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“La bataille n’est pas entre droite et gauche, mais entre citoyens et puissants” – Entretien avec Alessandro Di Battista, numéro 2 du M5S

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Alessandro DI Battista pendant la campagne électorale.

Alessandro Di Battista, 39 ans, est l’une des principales figures du Mouvement Cinq Etoiles, le premier parti politique d’Italie. Avant de rejoindre le mouvement de l’humoriste Beppe Grillo, Di Battista a travaillé pour l’UNESCO et auprès du Conseil Italien pour les Réfugiés (CIR). Il a également parcouru l’Amérique latine en tant que reporter. Élu à la chambre des députés en 2013 pour la région du Lazio, il réalise une entrée remarquée dans la politique institutionnelle. Alors que le Mouvement Cinq Etoiles verrouille scrupuleusement sa communication, il est l’un des rares députés à s’exprimer devant les caméras, et la virulence de ses interventions en font l’un des porte-paroles les plus en vue. Souvent considéré comme le représentant de l’ « aile gauche » du parti, garant de son esprit contestataire originel, Di Battista est aussi régulièrement présenté comme l’alter ego de Luigi Di Maio, leader du M5S depuis 2017 et actuel Ministre du développement économique et du travail. Lors de la campagne décisive pour les élections de mars 2018, tandis que Di Maio entame une quête de respectabilité auprès des élites économiques italiennes et européennes, Di Battista sillonne les places du pays et harangue la foule au cours de meetings survoltés.

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« La gauche italienne a été associée à l’establishment » – Nicola Fratoianni

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Nicola Fratoianni, durante la manifestazione di SEL a Piazza S.S. Apostoli 4 ottobre 2014 a Roma ANSA/MASSIMO PERCOSSI

Ancien membre du Partito della Rifondazione Comunista, Nicola Fratoianni est désormais membre du parti Sinitra Italiana, partie intégrante de la coalition de gauche Libere e Uguali. Issue d’une scission du Parti Démocrate, cette coalition a rassemblé 3% des voix. Nous avons souhaité l’interroger sur l’échec de la gauche italienne, sur l’arrivée sur la scène politique du Mouvement 5 étoiles et sur ses rapports avec les autres composantes de la gauche européenne. 

LVSL – Pourquoi avez-vous décidé d’intégrer Liberi e Uguali ? Quels étaient les objectifs à l’origine de cette coalition ?

Nicola Fratoianni – Nous avons décidé de construire Liberi e Uguali à l’approche des élections pour deux raisons. Premièrement, pour enclencher un processus de rassemblement de la gauche italienne. Cela allait totalement à l’encontre de ce qui nous arrive depuis trop d’années : décomposition, fragmentation, division. Deuxièmement, parce qu’il s’est passé quelque chose au Partito democratico (PD) que nous attendions depuis longtemps : la scission d’une importante frange de ce parti, et le départ de membres fondateurs du PD comme Pier Liugi Bersani, Massimo d’Alema et Roberto Speranza. Notre idée était de construire une plateforme qui soit à la fois claire et alternative au programme du PD. 

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3 ans après la Grèce, Berlin écrase les Italiens

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Celle que les Allemands ont surnommé “Mutti” (maman) et que les Grecs ont comparé à Adolf Hitler.

On aurait pu croire que l’Union européenne et l’Allemagne s’offusqueraient de la position de la coalition M5S-Lega sur l’immigration. Le week end dernier nous a permis de comprendre que cette question était somme toute périphérique à côté de l’austérité budgétaire et des principes de la zone euro. Il y a 13 ans, les Français disaient non à cette Europe des grandes puissances financières et de l’ordolibéralisme allemand. Les Italiens se font désormais domestiquer par leurs maîtres outre-Rhin et leur commis Mattarella pour avoir été un peu trop critiques à l’égard de l’austérité et du fonctionnement de la zone euro.

Doit-on comparer la situation italienne avec le déroulement de la crise grecque ? Angela Merkel juge que oui. Celle-ci a en effet déclaré que la situation italienne allait bien entendu être problématique, mais que « comme à l’époque de la crise grecque et de Tsipras, il y a eu des problèmes, mais nous avons fini par nous accorder ». « Nous accorder » est donc le synonyme de faire capituler un leader démocratiquement élu, et de lui faire appliquer une austérité contraire au programme sur la base duquel il avait été propulsé au pouvoir. Voilà le sens de la démocratie selon Berlin.

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“La meilleure arme contre la ghettoïsation, c’est la politique” – Entretien avec Ulysse Rabaté et Abdel Yassine

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Ulysse Rabaté et Abdel Yassine

Jean-Louis Borloo a été chargé, en novembre 2017, par Emmanuel Macron de mener une mission sur les quartiers prioritaires. Le « père de la rénovation urbaine », ancien ministre de la ville, a remis son rapport au premier ministre, Édouard Philippe, jeudi 26 avril. Ce rapport est le fruit d’une réflexion et d’un travail menés depuis plusieurs mois avec les élus et les associations de terrain mobilisés au sein du collectif Territoire gagnants. Ulysse Rabaté et Abdel Yassine y ont réagit dans une tribune dans l’Obs. Ulysse Rabaté est conseiller municipal France insoumise à Corbeil-Essonnes et Abdel Yassine est conseiller municipal Divers gauche à Fleury-Mérogis. Nous avons ici l’occasion de les interroger plus longuement.

LVSL – Les plans avancés par Jean-Louis Borloo traduisent une volonté de donner une place nouvelle à l’acteur privé dans la restauration des banlieues : est-ce pour vous un aveu de l’échec du modèle de gestion urbaine par les pouvoirs publics ?

Pour celles et ceux qui ont connu la première phase de l’ANRU, cette donnée n’est pas vraiment nouvelle. Les acteurs privés ont su depuis des années tirer profit de l’investissement public en matière de rénovation urbaine, avec parfois des effets contrastés :

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« La construction d’un peuple révolutionnaire n’est pas un dîner de gala » – Entretien avec Jean-Luc Mélenchon

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Jean-Luc Mélenchon dans son bureau à l’Assemblée nationale. ©Vincent Plagniol pour Le Vent Se Lève

Ce mardi 10 avril 2018, nous avons rencontré Jean-Luc Mélenchon dans son bureau à l’Assemblée nationale. Au cours d’une longue discussion, le député des Bouches-du-Rhône évoque le cheminement qui l’a conduit à construire le mouvement qui lui a permis d’obtenir 19,58% des voix au premier tour de l’élection présidentielle. Le leader de la France Insoumise revient librement sur ses influences intellectuelles, de son rapport souvent décrié à l’Amérique latine jusqu’à l’Espagne de Podemos, en passant par le matérialisme historique et le rôle central de la Révolution française. Cet entretien est également l’occasion de l’interroger sur les propos controversés tenus par Emmanuel Macron au sujet des rapports entre l’Etat et l’Eglise catholique, au collège des Bernardins. « La laïcité de 1905 n’a pas été inventée dans un colloque, c’est l’aboutissement de trois siècles de guerre civile ouverte ou larvée », répond-il, « revenir sur ce point, c’est revenir sur la République elle-même ». Au fil de l’échange, Jean-Luc Mélenchon dévoile sa vision de l’Etat et du rôle de tribun, s’exprime tour à tour sur Mai 68 et sur son rapport aux jeunes générations, sans oublier de saluer les mobilisations actuelles : « Il y a un facteur que personne ne prévoit et ne pourra jamais

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