« Tomates rouges sang » : en Italie, la réduction en « esclavage » des immigrés dans les exploitations agricoles

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© Tito Puglielli (@titojpeg), © Diletta Bellotti (@dilettabellotti),

Les conditions de travail des immigrés présents en Italie semblent empirer de jour en jour, dans un contexte de crise économique et sociale. Plusieurs associations dénoncent notamment la mise en place d’une forme « d’esclavage » dans la région des Pouilles, au Sud-Est de l’Italie ; utilisés comme une main-d’oeuvre peu chère et docile, les immigrés y sont corvéables à merci dans les exploitations agricoles. Nous avons rencontré Diletta Bellotti, fondatrice du mouvement Pomodori rosso sangue (« Tomates rouges sang »).

LVSL – Pomodori rosso sangue dénonce les conditions de travail et de vie des immigrés dans les exploitations agricoles italiennes. Quelles informations avons-nous sur l’état de la situation ? Quels combats ont déjà été menés ?

Diletta Bellotti – En 2018, Global Slavery Index, une organisation calculant le nombre d’individus réduits à l’esclavage par pays, a estimé le taux de travailleurs agricoles exploités en Italie au nombre de 50 000 (145 000 au total, si l’on inclut les travailleurs du sexe et les domestiques). Un rapport de l’UE sur l’esclavagisme ajoutait l’automne dernier que 400 000 travailleurs agricoles en Italie risquent d’être réduits à l’esclavage et près de 100 000 sont contraints à vivre dans des conditions inhumaines.

Évidemment, au delà

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