En Géorgie, la lutte difficile contre une homophobie de masse

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Georgian_flag_(812).jpg
Drapeau géorgien / Wikimedia commons

En Géorgie, l’homophobie continue d’être un phénomène de masse. Malgré le travail des associations, la situation s’est récemment tendue pour les personnes LGBT, au moment où la jeunesse de la capitale, Tbilissi, et avec elle la communauté gay, descendait dans la rue pour revendiquer de nouvelles libertés. Un mouvement fustigé par certaines franges conservatrices du pays, au nom de la morale. Au-delà d’une lutte pour des droits nouveaux, la situation de la communauté LGBT+ illustre la tension qui touche la société géorgienne, traversée par des valeurs contradictoires. Un reportage de Grégoire Nartz.

La rue Vashlovani est plongée dans la pénombre. Seuls quelques néons, la lumière de ses bars et de rares appartements l’éclairent. Nous sommes pourtant à deux pas de l’avenue Roustaveli, axe principal et animé de Tbilissi, la capitale de la Géorgie. La ruelle abrite le Success bar. Un faux palmier sur le trottoir, une porte étroite, un autocollant représentant un cœur sur lequel est écrit son nom… L’entrée de l’établissement est assez discrète, comparée aux autres débits de boisson de la rue, toutes portes ouvertes sur l’extérieur et tables sur l’asphalte, où des groupes discutent bruyamment. « C’est un bar gay », nous signifie Vakhto, un client adossé au mur.

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter