Maradona, héraut du peuple et icône pop de la révolution

Diego Maradona auréole saint
Diego Maradona ceint d’une auréole. © Affiche du documentaire d’Asif Kapadia, consacré au joueur.

Légende qui a marqué l’histoire de la Coupe du monde, de l’Argentine et du football comme personne d’autre, le « Pibe de Oro », le « gamin en or » des bidonvilles de Buenos Aires, nous a quittés. Un 25 novembre, soit quatre ans jour pour jour après Fidel Castro, qui était devenu son ami, son confident. Celui que l’on croyait immortel nous laisse ainsi orphelins de la joie qu’il savait communiquer, balle au pied, mieux que quiconque, de cette passion enfantine du ballon qui transparaissait à chacune de ses touches de balle, de cette folie maîtrisée qui devenait de l’art. Nul doute qu’il restera éternel, et qu’il conservera à jamais une place dans le cœur de celles et ceux avec lesquels il a partagé cette belle passion qu’est l’amour du football.

La main de Dieu lui a certes été tendue trop tôt cette fois-ci, à notre grand regret, mais Diego nous laisse un héritage considérable : celui d’une icône pop, d’un personnage romantique et engagé, et d’un footballeur hors normes, dans cet ordre. Celui d’un football populaire et festif, humain et addictif, dans lequel le peuple pouvait s’identifier à l’un des siens et retrouver, avec lui, sa dignité. Celui d’un temps où

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter