Nomination de Kamala Harris : la victoire des milieux financiers et de l’aile modérée du Parti démocrate

© Gage Skidmore

La sénatrice démocrate de Californie et ancienne candidate à la présidentielle Kamala Harris vient d’être choisie par Joe Biden comme colistière. Une décision présentée comme historique, mais qui masque une victoire de l’establishment démocrate et des puissances financières, dont les conséquences pour la campagne présidentielle et l’avenir du parti interrogent.

Il s’y était engagé pendant son débat contre Bernie Sanders. D’abord perçue comme une manœuvre habile pour accaparer la couverture médiatique et priver Sanders d’oxygène, la promesse de sélectionner une femme comme colistière et future vice-présidente a eu pour effet de limiter les options de Joe Biden. Depuis deux mois, il laissait planer le suspens en auditionnant différentes candidates, tout en reculant sans cesse sa décision. Le processus de sélection aura ainsi été à l’image de Joe Biden : indiscipliné, indécis et maladroit. Mais il a permis de tenir la presse en haleine et de forcer les onze candidates potentielles à multiplier les éloges et levées de fonds en faveur du candidat. 

Il s’est finalement reporté sur Kamala Harris, sénatrice de Californie, ancienne procureure générale de l’État et candidate malheureuse à la présidentielle en 2020. Les commentateurs peuvent se féliciter du choix historique d’une femme de couleur aux origines

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter