Rompre avec l’extractivisme : la quadrature du cercle ?

Des installations pétrolières en Équateur © Vincent Ortiz pour Le Vent Se Lève

Rompre avec l’extractivisme est un défi sur lequel butent la plupart des gouvernements « progressistes » des pays d’Amérique latine, spécialisés depuis des décennies dans l’exploitation d’une poignée de matières premières. Les candidats qui promettent une sortie de ce modèle maintiennent généralement le statu quo une fois élus. Trahison ? Dans cet article, le chercheur Matthieu le Quang analyse les contraintes structurelles, d’ordre économique aussi bien que géopolitique, qui expliquent la pérennité du système extractiviste en Équateur. Docteur en sciences politiques, il est l’auteur de nombreux articles portant notamment sur le modèle de développement équatorien. En 2021, il contribue à l’ouvrage collectif dirigé par Franck Gaudichaud et Thomas Posado, Gouvernements progressistes en Amérique latine (1998-2018), publié aux Presses Universitaires de Rennes, dont cet article est issu.

Ndlr : à propos de la même thématique, lire sur LVSL l’article de Pablo Rotelli « Richesse des terres et pauvreté des nations : l’éternelle malédiction des ressources naturelles en Amérique latine ».

Les activités extractivistes et leurs désastreuses conséquences sur les populations locales ne sont pas une nouveauté en Équateur : historiquement, ce pays dépend de l’exploitation et de l’exportation de ses ressources naturelles (café, cacao, banane, pétrole). Toutefois, l’arrivée au pouvoir de Rafael Correa et de la

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